Parce que ce soir je suis passé devant la maison de retraite, j'étais avec maman dans la voiture, j'ai regardé cette fenêtre ou parfois tu te mettais pour regarder la vue, les larmes sont montées tellement vite que j'ai du arrêté de parler, de sourrire, de respirer pour m'empêcher de fondre en larme, puis j'ai ressentie ce mal être en moi, cette cicatrice au plus profond qui ne cessera jamais de saigner, cette cicatrice qui ne pourra jamais se refermer même avec les meilleurs chirurgiens, cette douleur qui me prend dans le bide, qui me donne envie de pleurer à l'épuisement, cela fera 2 ans au mois d'Août et pourtant rien n'a changé, la peine est toujours présente, et je me sens si seul, si mal dans ma peau depuis ce jour là, ce jour qui a completement chamboullé ma vie, j'aimerais me réveillé, voir que ces deux ans n'étaient qu'un mauvais cauchemar, que tout va revenir comme avant . Parce que depuis ce jour la j'évite les dimanches sur ta tombe, les églises et tout ce qui me rapel cette journée horrible gravé dans ma tête, je me dis que si j'avais été te voir ce fameux samedi tu serais peut être toujours là, tu serais à cette fenêtre regardant la vue, je ne serais pas celle que je suis devenue aujourd'hui détruite et faible, j'aurais pu éviter de voir la tristesse, la peur et les pleurs envahir ma vie, je serais dans cette voiture qui passe devant cette maison de retraire le sourire au lèvre parlant avec maman ...
& si ...